26. mai 2020

Communiqué de presse

Frauenfeld : le président de section UDC est à nouveau condamné pour racisme contre les minorités roms et sinté

La Cour suprême de Frauenfeld a condamné Roland Schöni, président de section de l’UDC au conseil communal de la ville d’Arbon, pour violation de la norme pénale contre la discrimination raciale, le 19 mai. La Société pour les peuples menacés et des représentant-e-s des communautés sinté et rom sont soulagé-e-s que le tribunal ne tolère pas ce cas de racisme à l’encontre de ces minorités.

« C’est un bon signe que la justice condamne ce cas de racisme », déclare Angela Mattli, responsable de campagne à la Société pour les peuples menacés (SPM). Dans l’édition du 25 mai 2018 du quotidien saint-gallois Tagblatt, on avait en effet pu lire les propos suivants du politicien thurgovien : « Les Roms vivent aux dépens des autres, ne paient pas leurs impôts et font ce que bon leur semble. Ce ne sont que des roublards et des malfrats, des diseurs de bonne aventure qui ne font que mentir et des gens qui ne tiennent pas leur promesses. » (traduction de la SPM) Désormais, la Cour suprême de Frauenfeld a condamné le politicien en deuxième instance pour violation de la norme pénale contre la discrimination raciale. « Nous sommes heureux que le tribunal de Frauenfeld prenne l’antitsiganisme au sérieux et ait eu recours à loi contre le racisme dans le cas présent, explique Dorino Lehmann, membre du comité de l’association Sinti Schweiz. Le racisme et les campagnes de dénigrement contre nos minorités nous concernent finalement tous ».

La SPM avait déposé une plainte auprès du Parquet général du canton de Thurgovie pour violation de la norme pénale contre la discrimination raciale (art. 261bis, al. 4, CP, dénigration). Condamné par ordonnance pénale à une amende par le parquet de Bischofzell, Roland Schöni a fait appel et le cas est passé devant le tribunal de district d’Arbon, où il a été condamné. Roland Schöni a ensuite déposé un recours auprès de la Cour suprême de Frauenfeld.

« Les propos de Monsieur Schöni partent de l’hypothèse que l’appartenance à la minorité sinté ou rom et que l’exercice du mode de vie nomade sont liés à la criminalité, à l’escroquerie et à l’enrichissement aux dépens du bien public, si bien qu’un groupe entier se retrouve diffamé et dénigré, indique Igor Colic, représentant rom. Ils sous-entendent que les Sintés et les Roms ont par nature une propension à l’action criminelle. De notre point de vue, ces propos sont racistes. »

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