Les banques suisses co-financent le commerce du pétrole de l'Amazonie

17 Août 20
News

Comme les banques suisses co-financent le commerce controversé du pétrole d’Amazonie

Im Napo-Fluss in der ecoadorianischen Amazonas-Region ist Rohöl zu sehen, nachdem im April 2020 eine Leitung gebrochen war. Foto: Ivan Castaneira/Agencia Tegantai

Un nouveau rapport, publié par les organisations environnementales américaines Stand.earth et Amazon Watch, décrit en détail le financement par les banques européennes, et notamment suisses, du commerce du pétrole contesté de l’Amazonie équatorienne vers les Etats-Unis. Le rapport analyse également les conséquences sur la forêt tropicale de l’industrie du pétrole financée par les banques : les marées noires, les dommages contre les peuples autochtones et le réchauffement climatique. Une région particulièrement touchée est celle que les peuples autochtones équatoriens désignent comme « source sacrée ».

Parmi les plus importantes banques finançant le commerce du pétrole issu de cette région, on compte la filiale genevoise d’ING Belgique, la Credit Suisse, l’UBS et les filiales genevoises de BNP Paribas, de Natixis et de Rabobank. Presque toutes les banques citées dans le rapport soutiennent le développement durable ou ont signé des engagements comme les principes de l’Equateur. Récemment, Credit Suisse a annoncé son initiative clé qui vise, entre autres, à « accroître la prise en compte de la biodiversité » ainsi qu’à « effectuer une transition concernant nos affaires entreprises en lien avec le pétrole et le gaz en réduisant l’exposition aux affaires traditionnelles ». Le financement du commerce du pétrole dans l’Amazonie contrevient à l’essence même de telles obligations.

Depuis 2009, ces banques et d’autres établissements financiers privés ont fourni un total de 10 milliards de dollars en financements commerciaux pour environ 155 millions de barils de pétrole en provenance d’Equateur et destinés à des raffineries américaines. Ce pétrole représente autour de 66 millions de tonnes de CO2, ce qui équivaut aux émissions annuelles de 17 centrales à charbon.

La Société pour les peuples menacés et d’ autres ONG suisses soutiennent les revendications adressées aux banques de se retirer de ce commerce sale, de s’orienter vers des relations commerciales plus respectueuses de l’environnement et de respecter inconditionnellement les droits humains, en particulier ceux des peuples autochtones, dans l’ensemble de leurs activités.

Photo: Ivan Castaneira/Agencia Tegantai

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