Grundrechte der Tibeter

09 Mar 18

Lancement d’une campagne : « Protéger les droits fondamentaux des Tibétains et des Tibétaines, en Suisse aussi ! »

Cinq ans après la signature par la Suisse de l’accord de libre échange avec la Chine, la Société pour les peuples menacés (SPM) et les organisations tibétaines se disent préoccupées par l’influence croissante du gouvernement chinois : il a un impact négatif sur les droits fondamentaux des Tibétain-e-s en Suisse. Un rapport traitant du sujet a été publié aujourd’hui et une pétition a été lancée. Dans deux interventions, Maya Graf (Les Verts/BL) et Barbara Gysi (PS/SG) invitent le Conseil fédéral à faire une analyse complète des conséquences de l’accord de libre-échange avec la Chine sur le plan des droits humains et à évaluer le dialogue sur les droits humains avec la Chine en ce qui concerne le respect des droits de l’homme et des minorités.

Dans un nouveau rapport, la SPM a, en collaboration avec les organisations tibétaines, analysé les conséquences de l’accord de libre-échange avec la Chine sur la communauté tibétaine au cours de ces cinq dernières années et interrogé quatorze de ses représentantes et représentants à ce sujet. Les résultats du rapport indiquent clairement que les droits fondamentaux des Tibétain-e-s ne sont pas totalement protégés en Suisse, notamment dans les domaines de la liberté d’expression, de la protection de la sphère privée, de la liberté de circulation et du droit d’avoir sa propre identité. Ainsi, il n’est plus possible en Suisse de s’exprimer au sujet de la situation des droits humains au Tibet. L’influence de la Chine et les opérations de surveillance de la diaspora tibétaine ne cessent de croître. A cela s’ajoute le fait que pour les Tibétain-e-s de Suisse, obtenir des documents de voyage est devenu de plus en plus difficile. Les personnes qui voient leur demande refusée ou rejetée par les autorités chinoises ne peuvent pas quitter la Suisse. En outre, cette dernière a décidé de ne plus indiquer « Tibet » comme pays d’origine mais « Chine » sur les livrets pour étrangers.

Lancement d’une pétition

Préoccupées par l’évolution actuelle, la SPM et les organisations tibétaines ont lancé une pétition. « La Suisse doit s’engager activement pour la protection des droits fondamentaux des Tibétain-e-s. Compte tenu de la situation précaire en matière de droits humains au Tibet, la solidarité est plus nécessaire que jamais », souligne Angela Mattli, responsable de campagne de la SPM. Cela signifie aussi que la liberté d’expression par rapport au Tibet ne doit pas être restreinte. « Les manifestations et les rassemblements sur la situation au Tibet sont de plus en plus soumis à des restrictions et à des conditions. Cela ne doit pas être le cas. », affirme Palmo Brunner, co-présidente de l’Association Jeunesse tibétaine en Europe (VTJE). De même, la Suisse doit protéger la liberté de circulation des Tibétain-e-s et respecter leur identité en trouvant des alternatives à la mention « Chine » pour la désignation du pays d’origine. Thomas Büchli de l’Association d’amitié Suisse-Tibet (GSTF) insiste sur la responsabilité de la Suisse : « C’est précisément parce que la Suisse entretient de bonnes relations économiques avec la Chine que les droits des Tibétain-e-s doivent être mieux protégés. »

Interventions déposées

Hier, Maya Graf (Les Verts/BL) et Barbara Gysi (PS/SG), conseillères nationales, ont fait deux interventions dans ce sens. Ces dernières demandent au Conseil fédéral de procéder à une évaluation des conséquences de l’accord de libre-échange dans le contexte de l’influence croissante de la Chine et une analysedu dialogue sur les droits humains avec la Chine en ce qui concerne le respect des droits de l’homme et des minorités et puis d’en publier les résultats dans un rapport.

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